Qu’est-ce Que le Coton ?

Voici un guide complet sur le coton :

  • Comment il est fabriqué  ;
  • Pourquoi beaucoup de nos vêtements sont en coton ;
  • Si c’est une matière éco-responsable ;
  • Et bien plus…

Si vous souhaitez tout savoir sur le coton, alors vous êtes au bon endroit.

C’est parti !

Table des matières

Le Coton, Qu'est-ce que c'est ?

Le coton est une matière naturelle végétale qui entoure les graines du cotonnier, un arbuste qui a besoin de pluies abondantes puis de sécheresse pour pousser.

C’est aujourd’hui la star des fibres naturelles avec plus de 25 millions de tonnes récoltées chaque année en Inde, en Chine et dans le Sud des Etats-Unis.

champ de coton biologique

Mais comment passe-t-on du cotonnier à du tissu ?

  • Récolte : les capsules de coton sont ramassées à la main ou par des machines ;
  • Egrénage : on passe le coton dans une égreneuse afin de séparer les fibres des graines.
  • Nettoyage : les fibres de coton sont ensuite nettoyées pour éliminer les impuretés (branches, feuilles…)
  • Transformation en fil : la fibre est ensuite peignée, étirée, filée puis compressée pour former d’énormes balles de coton de 200 kg qui sont envoyées vers les usines textiles.

Pourquoi Nos Armoires sont-Elles Pleines de Vêtements en Coton ?

Si le coton est partout, ce n’est pas un hasard.

C’est une fibre :

  • Naturelle, douce et confortable ;
  • Hypoallergénique (non allergisante) ;
  • Saine pour le contact avec les muqueuses ;
  • Respirante et absorbante ;
  • Facile d’entretien (passage en machine, séchage à haute température…)
  • Résistante (si la fibre est longue et non abîmée par des produits chimiques)
  • Et peu coûteuse à produire.

Ses qualités lui permettent d’être aussi bien utilisé pour la production de vêtements que de serviettes de bain, gants, peignoirs et linge de maison.

Culotte taille haute vue de face

Le Coton est-il Eco-Responsable ? Non.

La culture du coton couvre environ 2,5% des surfaces cultivées dans le monde.

Pourtant, cette fibre engloutit 25% des insecticides et 10% des herbicides selon l’Organisation Mondiale de la Santé.

Ces substances nocives utilisées en excès s’infiltrent dans les sols, les nappes phréatiques, les cours d’eau et détruisent la faune et la flore locales.

A cela s’ajoutent les énormes besoins en eau du coton. En effet, il faut compter entre 8 000 et 10 000 L d’eau pour produire 1 kg de coton.

Concrètement :

  • jeans = 7 200 litres d’eau ;
  • Chemise = 1 800 L ;
  • Sweat-Shirt = 3 600 L ;
  • T-Shirt = 1 350 L ;
  • Robe = 3 600 L.
Lire la vidéo

Aujourd’hui encore, 170 millions d’enfants sont exploités par l’industrie de la fast fashion pour la pollinisation des plantes, le désherbage des champs et la récolte manuelle.

Vous voulez un détail sympa ?

Les enfants sont particulièrement appréciés car leurs petites mains n’abîment pas les fleurs de coton.

Enfin, pour blanchir puis teindre le coton, il est nécessaire d’utiliser une grande quantité de produits chimiques tels que de l’ammoniaque, de la soude, de l’acide sulfurique, et des métaux lourds…

Et ces produits ne sont pas uniquement nocifs pour l’air, les sols, et les eaux à la sortie des usines puisqu’ils vous mettent également en danger. En effet, Greenpeace indique avoir trouvé des traces de perturbateurs endocriniens dans des vêtements de grandes marques.

Lire la vidéo

Les Alternatives au Coton Conventionnel

Utilisation massive de pesticides, besoin en eau démentiel, travail des enfants, sans parler de l’esclavage moderne dans les sweatshops… Il n’est pas difficile de voir en quoi la production de vêtements en coton conventionnel est un désastre pour les êtres humains et la planète.

C’est pour cela que des alternatives comme la culture du coton bio ou la production de coton recyclé sont mises en place.

Coton Bio Gots

Le label international GOTS (Global Organic Textile Standard) garantit un mode de production écologique et socialement responsable du coton biologique.

Plus concrètement, il assure :

  • L’absence de résidus de pesticides ou de métaux lourds dans le produit fini ;
  • La production des vêtements sans recourir à des substances toxiques, cancérigènes ou aux OGM ;
  • L’interdiction du travail forcé, obligatoire et celui des enfants ;
  • Et des salaires et un nombre d’heures de travail satisfaisant aux exigences légales nationales.
Envie de découvrir des marques éthiques et originales en 2023 ?

Abonnez-vous à la newsletter et obtenez gratuitement le magazine Volago édition automne 2023.

Découvrez l’actualité de la mode éco-responsable, et créez-vous facilement une penderie éthique et durable.

mockup magazine livre blanc volago1

Coton Oeko-Tex 100

Le label “Standard 100” garantit que le vêtement ainsi que tous ses composants sont exempts de substance nocive, et sont donc sans danger pour la santé humaine et pour l’environnement.

Coton Recyclé

Il existe également un moyen de valoriser le coton déjà produit en abondance.

Comment ? Grâce au recyclage !

Concrètement, comment fabriquer du coton recyclé ?

  • Il faut récupérer les vêtements en coton auprès d’associations (Emmaüs, le Secours Populaire, etc) ou des chutes de tissu auprès de certaines entreprises de textiles.
  • Le coton est ensuite broyé pour le faire revenir à l’état de fibre ;
  • Enfin, la fibre est filée, tissée, et transformée en un nouveau vêtement.

Le coton recyclé bénéficie d’une empreinte écologique faible, et permet de valoriser des déchets qui finissent généralement leur vie dans une décharge ou sont simplement incinérés.

Le “Label” Better Cotton Initiative (BCI)

Better Cotton Initiative (BCI) est une organisation à but non lucratif dont la mission est “de promouvoir des standards de production durable et responsable pour le coton”.

Les producteurs membres de la BCI doivent suivre 7 principes :

  • Minimiser l’impact nocif des pratiques de protection des cultures ;
  • Promouvoir une gestion responsable de l’eau ;
  • Prendre soin de la santé du sol ;
  • Renforcer la biodiversité et utiliser la terre de manière responsable ;
  • Prendre soin du coton-fibre et chercher à en préserver la qualité ;
  • Promouvoir le travail décent ;
  • Disposer d’un système de gestion efficace.

Vous ne trouvez ça ni clair, ni concret ?

Eh bien vous n’êtes pas les seul.es, et vous avez raison.

Agriculteurs de coton en cote d'ivoire

Tout d’abord, la BCI n’interdit pas l’usage de pesticides dans les champs, elle demande simplement de “minimiser” leur usage sans consigne précise, ni contrôle. De ce fait, le coton BCI peut tout à fait avoir été traité avec des substances toxiques pour l’Homme et la planète.

De plus, le système d’accompagnement BCI n’exige ni le versement d’un salaire vital pour les travailleurs.euses, ni l’interdiction du travail des enfants sur la chaîne de production des vêtements (l’organisation se concentrant uniquement sur les conditions de travail dans les champs).

Enfin, la journaliste Sandrine Rigaud dans une enquête menée par l’émission Cash Investigation a mis en lumière le fait que les habits “labellisés” pouvaient tout à fait contenir un peu, beaucoup ou pas du tout de coton BCI.

usine de tri du coton avant blanchiment en Inde

Vous aussi, vous avez du mal à comprendre.

Explication :

  • Un atelier commande du coton BCI, et se voit créditer d’un solde de coton BCI ;
  • Il peut ensuite tout à fait mélanger ce coton BCI avec d’autres cotons ;
  • Enfin, il n’a pas à produire un vêtement BCI avec du coton BCI. Il peut tout simplement le produire avec du coton conventionnel, et indiquer qu’il a utilisé une partie de son stock de coton BCI.

Concrètement ?

Votre t-shirt BCI peut parfaitement avoir été fabriqué à partir de coton OGM récolté par des enfants.

Conclusion

Notre guide sur le coton est terminé.

Maintenant j’aimerais vous laisser la parole :

Qu’avez-vous pensé de l’émission “Cash investigation – Coton : l’envers de nos tee-shirts” ?

Êtes-vous plus emballé.e par le coton bio ou le coton recyclé ?

Faites-le moi savoir en laissant un rapide commentaire ci-dessous.

Article écrit par 

Florian Gabriele

Co-fondateur de Volago et responsable Marketing. Je souhaite participer à rendre l’avenir plus rassurant, et la mode plus respectueuse de l’environnement et des personnes.

Apprenez-en plus

Consultez ces ressources pour en apprendre davantage sur la slow fashion :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

FAQ

Le coton est une fibre végétale naturelle provenant des graines du cotonnier. Pour passer du cotonnier au tissu, on récolte les capsules de coton, on sépare les fibres des graines par égrenage, on nettoie les fibres pour éliminer les impuretés, puis on les transforme en fil en les peignant, en les étirant, en les filant et en les comprimant en balles de 200 kg pour l’envoi aux usines textiles. Le coton est une matière très populaire, avec une production annuelle de plus de 25 millions de tonnes en Inde, en Chine et dans le Sud des États-Unis.

Le coton est une matière naturelle douce, confortable et hypoallergénique, ce qui la rend adaptée au contact avec les muqueuses. De plus, le coton est respirant et absorbant, ce qui en fait un choix populaire pour les vêtements et les articles de maison tels que les serviettes, les gants et les peignoirs. Il est également facile à entretenir, car il peut être lavé en machine et séché à haute température. Le coton est résistant lorsqu’il est composé de fibres longues et non traitées chimiquement. Enfin, sa production est économiquement avantageuse.

En 2021, les plus gros pays producteurs de coton étaient l’Inde, la Chine et les États-Unis. L’Inde était le principal producteur avec une production d’environ 6,5 millions de tonnes de coton. La Chine se classait en deuxième position avec une production d’environ 6 millions de tonnes, tandis que les États-Unis occupaient la troisième place avec une production d’environ 3,1 millions de tonnes. Ces pays sont depuis longtemps des acteurs majeurs dans l’industrie mondiale du coton.

Label GOTS

Le label international GOTS (Global Organic Textile Standard) garantit :

  • L’absence de résidus de pesticides ou de métaux lourds dans le produit fini ;
  • La production des vêtements sans recourir à des substances toxiques, cancérigènes ou aux OGM ;
  • L’interdiction du travail forcé, obligatoire et celui des enfants ;
  • Et des salaires et un nombre d’heures de travail satisfaisant aux exigences légales nationales.